Ce qui me motive à vous aider

Bonjour à toutes et à tous,

Je voudrais partager avec vous ce qui m’a poussé a commencer ce site et pourquoi je continuerai a vous apporter des nouveautés et tout ce que j’ai appris et appliqué autour du développement personnel.

Il y a quelques mois comme vous le savez peut être, j’ai dû me mettre en arrêt maladie pour une amnésie antérograde identitaire massive. Un après midi alors que j’étais au travail, j’ai eu des soucis de concentration et je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Je savais que j’étais au travail, mais je ne reconnaissais plus les gens autour de moi. Je regardais mon téléphone mais ne comprenais pas qui m’écrivait. Le soir alors qu’une collègue me ramenait chez moi, ma mémoire a complétement disjoncté et je ne savais plus ce que je faisais dans cette voiture et ou on m’emmenait. Je ne ressentais ni peur ni angoisse, j’étais devenu une coquille vide. Un pantin n’ayant plus aucune pensée. Mon colocataire est venu me récupérer et quelques petits souvenirs revenaient à la surface, j’étais présent physiquement et mon cerveau répondais aux stimuli extérieurs car je répondais aux blagues qu’on me faisait mais par automatisme. Le lendemain alors que je me réveillais d’une nuit difficile c’est là que la situation a empiré. Je comprenais que je ne savais plus rien, que j’avais oublié mon prénom, je cherchais dans mon téléphone des photos de moi pour comprendre qui j’étais. Je pleurais toutes les larmes de mon corps car je ne savais plus qui étaient les gens autour de moi, ce que je faisais là. Avais-je une famille, une petite amie, une histoire ? Est que j’étais en bonne santé ? Je sais que beaucoup de maladies sont très douloureuse physiquement et finissent par peser énormément sur le moral. Mais ne se souvenir de rien est une forme de mort en soi. La mort dans l’âme. Tout ce qu’on a fait disparaît du jour au lendemain sans laisser de trace. Comment devais-je me comporter avec les gens qui m’entourait ?

On m’a dans l’après midi emmené chez le médecin pour qu’il puisse faire son diagnostic. Je naviguais entre la perte de mémoire et les automatismes que mon cerveau semblait faire pour se défendre du monde extérieur. Comme si ce dernier voulait camoufler le fait que je ne savais plus rien de moi et de ma vie.

Après la consultation et quelques questions du médecin généraliste, la décision est prise de m’emmener aux urgences. Je suis admis rapidement et les infirmières commencent également à me poser des questions. Je ne comprends pas ce qu’on me demande pendant que mon colocataire assiste à la scène. Elles me demandent alors si je connais la personne qui m’a emmené. Je regarde mon ami d’enfance droit dans les yeux, sans aucune émotion et répond que non je ne connais pas cette personne. Je ne comprenais alors pas le mal que je faisais. Difficile de savoir qu’on blesse quand on ne se souvient de rien. Je passe la nuit en observation. Les premiers tests sont fait. Je ne sais pas ce que je fais à l’hôpital, ai-je été admis depuis longtemps ? Suis je en train de devenir fou ? Après IRM et EEG, je déambule dans les couloirs de l’hôpital, une perfusion dans le bras gauche et les cheveux en bataille pleins de gel après l’électroencéphalogramme. Je pleurs car je ne me souviens toujours de rien. Le soir mes amis et ma famille me rende visite. Je reconnais ma belle sœur par miracle mais mes souvenirs sont encore confus. Est ce mon petit frère où mon grand frère qui est là. Qui sont les gens derrières, je sais que ce sont mes amis et je sens qu’ils sont bienveillants à mon égard mais je ne me souviens plus comment je les connais. Ils repartent comme ils sont arrivés et je pleurs de nouveau, qu’ai je fait pour me retrouver là ?

Je suis transféré dans la nuit en neurologie, les médecins et infirmières se succèdent pour me poser des questions et prendre ma tension et voir comment je vais. Je ne sais toujours pas ce que j’ai, je répond à côté de la plaque aux différentes questions. Mes capacités motrices n’ont pas été affecté mais mon cerveau semble être parti en vacance. Mon état est neutre et je réagis à tout avec une belle indifférence, je ne ressens ni tristesse ni joie, juste une neutralité absolue.

Les jours d’après mes amis viennent de nouveau m’apporter du soutien. Je rigole et je commence à avoir quelques souvenirs qui remontent à la surface comme si ils avaient été trop longtemps sous l’eau et qu’ils avaient besoin de respirer. Je rigole mais je ne sais toujours pas ce que je fais là. Enfin un psychiatre vient me voir. Il me pose des questions sur mon passé et conclu que mes souvenirs d’enfance n’ont pas été affecté mais que c’est toujours trouble pour les événements récents. Il décide donc de m’emmener en hôpital psychiatrique. Je ne saisis pas la gravité de la situation car mon cerveau semble toujours se dorer les doigts de pied sur la plage. Je n’y resterai que deux jours alors que mes souvenirs reviennent petit à petit. Mon père se déplace de la Réunion pour me sortir de là. Je me sens normal et tout revient petit à petit. Je me souviens mais je ne sais pas comment je me souviens. Les médecins ne savent pas ce que j’ai eu mais je sors de l’hôpital et je sens que je vais mieux, cependant je n’arrive pas à me concentrer et les problèmes semi complexe me donne vraiment du fil à retordre.

Mon cerveau est comme une cage trop petite pour tous ces souvenirs qui reviennent en même temps, je ne comprends plus certains émotions et je sens que mon cerveau est redevenu comme celui d’un bébé, je dois réapprendre tout, les émotions, ce qu’elles signifient. Dès qu’on me questionne de trop près sur l’accident ou que je ne comprends pas quelque chose, mon cerveau boucle et fini par décrocher de nouveau. Après plusieurs semaines de repos je reprends le travail lentement mais surement. Je vais déjà bien mieux mais dès que je manque de sommeil, mon attention et ma concentration baissent à nouveau.

Quand je travaille je sens que mon cerveau carbure beaucoup plus vite qu’avant mais qu’il s’épuise aussi rapidement. Je sais que je dois travailler mon endurance à nouveau.

Après plusieurs mois je vais de mieux en mieux. Et je vais mieux que je n’ai jamais été. Je suis entouré des gens que j’aime. J’ai repris goût à la vie. Je lis car je veux comprendre ce qu’il m’est arrivé.

Pour conclure, je vous dirais que les non dits, les mensonges, le stress et mes pensées négatives auront fini par obliger mon cerveau à se défendre comme il le pouvait. J’ai toujours pensé que ma vie était ordinaire et que je ne ferai jamais rien de gratifiant. J’avais accepté la routine. Je me suis crée ce choc émotionnel dont j’avais besoin pour me remettre sur la bonne voie. Beaucoup finissent par décrocher et avoir des soucis de santé. Burn-out, dépression, donnez lui le nom que vous voulez. Mais mon but aujourd’hui et de vous aider à vous accomplir en vous évitant de passer par cette case. Si vous y êtes actuellement, je peux vous assurer que vous pourrez aller mieux si vous vous en donnez les moyens. Rien n’est gravé dans le marbre mais c’est à vous de prendre le contrepied de tout ça et de vouloir vous en sortir.

Je suis très heureux de ce qui m’est arrivé et c’est le cœur léger aujourd’hui que je vous en parle. J’ai vu une chance et une opportunité de repartir de zéro et j’ai ainsi changé mes habitudes et ma vision de la vie.

En espérant vous avoir donné de l’espoir dans la reconquête de votre bien être.

Avec tout l’amour du monde, Damien.

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